Trois ressourceries au service de l’épicerie sociale

Trois ressourceries au service de l’épicerie sociale

Grâce à une soixantaine de bénévoles, l’association Le Secours Libre gère trois ressourceries qui financent l’épicerie sociale de Ouistreham.

Texte et photos : Sylvie Le Calvez

Quelque soit l’heure de la journée, entrer dans l’une des ressourceries de Ouistreham, revient à pénétrer dans une fourmilière. En ce mercredi après-midi d’hiver, Monique et Denise, les doyennes de l’association le Secours libre, s’affairent dans le tri des vêtements. « Ah ça, c’est chouette, c’est de la marque, on va même mettre celui-ci en vitrine, il va partir vite ! » s’exclament-elles.

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Pour elles, comme pour la dizaine de bénévoles présents ce jour-là, le but de leur action est d’apporter, collectivement et dans la bonne humeur, du soutien aux personnes en difficulté. 12000 heures cumulées par an : voilà ce que représente l’investissement de la soixantaine de bénévoles, dont la plupart sont des retraités, du Secours Libre. Cette association, installée à Ouistreham (Calvados), regroupe trois ressourceries dont le produit des ventes finance l’épicerie sociale de cette petite ville de presque 10000 habitants. L’échoppe est principalement ravitaillée par des denrées venues du supermarché local, complétées par des produits de la Banque alimentaire.

Moins de 15 euros par jour

Pour faire ses courses à l’épicerie sociale, une seule condition requise : présenter un reste à vivre journalier inférieur à 15 euros. Tous les produits mis en rayon ont une valeur convertie en points. Selon leur revenu, les bénéficiaires se voient octroyer un total de points hebdomadaire et « comme dans un magasin classique, ils peuvent faire leurs courses en fonction de leurs besoins ». (…)

 

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