
Au Moulin aux écrevisses, Jérôme Moirot gère l’un des rares élevages d’écrevisses à pattes rouges de l’Hexagone. L’Ardéchois d’origine a trouvé son bonheur en Haute-Marne où, en plus de ses crustacés, il s’occupe de chambres et tables d’hôtes.
Par Stéphane Magnoux
C’était écrit. En 2021, Jérôme Moirot, originaire de l’Ardèche, effectue le grand saut avec sa femme et leurs deux enfants. Fini le sud. Bonjour la Haute-Marne et Thonnance-lès-Joinville, à quarante kilomètres au sud de Chaumont. Le village de 700 habitants a une particularité : son élevage d’écrevisses quasi unique en France. Avant de s’intéresser à ce crustacé d’eau douce, Jérôme a exercé de nombreux métiers. Après des études d’informatique à Lyon, il rêve d’intégrer la Gendarmerie nationale et atterrit… en Australie.
« J’y ai travaillé comme cuisinier. C’était un moyen de prendre de l’expérience mais mon visa vacances-travail d’un an n’a pas été renouvelé. »
Retour en France où il suit une formation de coutelier. Le marché étant saturé, il se tourne finalement vers la ferronnerie. L’aventure dure une dizaine d’années. d’années.
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« Avec ma femme, on rénovait notre maison dans un village du Gard. On avait un potager, des poules… J’aimais mon métier mais c’était de plus en plus dur physiquement. L’été, tu soudes en plein soleil. Les boulettes de soudure, ça te crame. J’ai pensé à ma santé. Je voulais travailler près de la nature. » (…)






