
Par Lucile Vilboux
Prenez une yourte, remplacez la toile par de la paille, de la terre et du bois local, et vous obtiendrez une paillourte. Cet habitat imaginé par Gurun Manrot, il y a presque vingt ans dans la forêt de Brocéliande, pousse un peu partout en France, « même s’il est difficile de les chiffrer, car il n’existe pas de recensement de ces habitations », remarque Nicolas Straseele, qui leur a consacré un documentaire.
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C’est après avoir effectué un stage auprès du concepteur, que ce technicien de l’audiovisuel décide de raconter pourquoi cet habitat séduit de plus en plus d’auto-constructeurs. Ces derniers témoignent de leur quête, non seulement d’un habitat plus sobre et autonome, mais aussi d’un enrichissement humain, d’un échange de savoir-faire et d’entraide de voisinage, ou via des plateformes comme twiza. Parce qu’elles sont biodégradables, selon Joris Danthon, témoin du film et auteur d’un guide juridique des habitats légers, les paillourtes répondent aux critères de ce type d’habitation réversible selon la loi Alur (Loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové). Néanmoins, certains propriétaires obtiennent leur permis de construire. Côté budget, la première paillourte d’une trentaine de m² de Gurun Manrot a coûté 5 000 €, principalement en matériaux.
Brocéliande, Le pays des paillourtes, 1h05. 2024.
Pour connaître les prochaines projections ou en demander une sur votre commune :
https://www.lepaysdespaillourtes.fr/






