
Dans la région Grand Est, au cœur du Parc naturel régional de Lorraine, la communauté de communes Mad et Moselle expérimente des solutions pour maintenir et améliorer l’accès aux services publics. Entre mutualisation du secrétariat de mairie et recours à l’intelligence artificielle, ces projets témoignent d’une volonté d’innover qui gagne des administrations parfois réputées pour leur rigidité.
Par Axel Puig
Aux portes des agglomérations messines et nancéennes, la communauté de communes Mad et Moselle déploie ses forêts et ses vallons au cœur du sillon lorrain. Ce territoire, à cheval sur les départements de Moselle et de Meurthe-et-Moselle, inclus dans le périmètre du Parc naturel régional de Lorraine, compte 19143 habitants répartis en 47 communes, dont une grande majorité ne dépassent pas les 300 habitants. Une petite dizaine peine même à atteindre le cap des 100 résidents. Dans ce contexte, difficile d’assurer un service public de proximité. Difficile, pour les plus petites communes, de maintenir un poste, pourtant essentiel, de secrétaire de mairie.
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Pour répondre à ce défi, auquel de nombreux territoires ruraux de France sont confrontés, l’intercommunalité a décidé d’innover en lançant une
politique de mutualisation des services. « Nous avons commencé dès 2007 avec les agents techniques, avant de poursuivre à partir de 2013 avec les secrétaires de mairie. Nous étions confrontés à de nombreux départs à la retraite, à des temps très partiels et à la difficulté de recruter», raconte Jean- Charles de Belly, directeur général des services de la communauté de communes Mad et Moselle.
Aujourd’hui, sur les 47 communes de l’intercommunalité, trente adhèrent à ce service commun. «Nous avons constitué un pôle de vingt secrétaires de mairie, toutes à plein temps. Nous les avons recrutées, formées. Nous faisons évoluer leur carrière mais pour autant, elles restent sous l’autorité fonctionnelle des maires des communes où elles travaillent», poursuit Jean-Charles de Belly. (…)






