
La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) estime que 817 librairies sont installées à la campagne, soit environ 30% des librairies métropolitaines indépendantes.
Mais seulement 3% des communes rurales en disposent, alors qu’elles représentent 88% des communes françaises et 33% de la population métropolitaine. Seule la Bretagne tire son épingle du jeu avec 10% de communes rurales dotées de ce commerce, suivie de près par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (6%).
Dans l’étude Librairies et ruralités, qu’elle a dévoilée cet été, la Fill met en lumière des libraires très investis localement mais qui doivent, pour maintenir un fragile équilibre économique, diversifier leur offre (papeterie, artisanat local, bistrot…) à côté de leur très large choix d’ouvrages (96% d’entre eux sont généralistes), offrir des délais rapides de commande, créer des liens avec les écoles et les bibliothèques. Ceci tout en gérant des flux logistiques complexes en raison d’une très forte saisonnalité pour les 66% d’entre elles situées dans des secteurs touristiques ou durant les fêtes de fin d’année.
Leur public est plutôt féminin, entre 45 et 70 ans, mais aussi constitué de familles et de résidents secondaires. Les libraires s’efforcent néanmoins d’attirer les publics qui n’osent pas franchir le seuil de leur commerce, par des animations et une communication adaptées. C’est pourquoi ils ont à cœur, avec la Fill, de faire reconnaître auprès des collectivités et des pouvoirs publics leur rôle d’acteur culturel local, de créateur de liens, voire «d’amortisseur» social. Tous ces défis n’entravent cependant pas l’attrait du métier, puisqu’un quart des librairies ont moins de quatre ans.
Pour télécharger l’étude Librairies et ruralités, c’est par ici.






