
Pommes, olives, noix ou châtaignes. Pour transformer en jus, huile et autres conserves, les fruits et les légumes qui poussent dans les jardins des particuliers, les ateliers participatifs de transformation, fixes ou mobiles, ont le vent en poupe. Une solution économique, anti-gaspi qui crée du lien et profite aux territoires. Reportage et mode d’emploi.
Par Arnaud Trollé
Samedi matin, 8 heures, un jour de novembre gris et humide à La Carneille (Orne). Je lave, puis charge mes 250 kg de pommes dans la voiture. Je parcours les 9 km qui me séparent de l’atelier. J’ai rendez-vous à 9 h 45 chez les Empommées. Cette association permet aux particuliers de presser leurs pommes et de repartir avec du jus pasteurisé en bouteilles. La consigne était de venir accompagné afin d’assurer les différentes opérations de manutention. Ce week-end là, pas moyen de trouver un voisin disponible.
Lire aussi « Venez avec vos fruits, repartez avec votre jus ! »
Un peu inquiet, j’arrive dix minutes en avance, histoire de prendre connaissance de l’environnement et voir comment m’organiser. À peine descendu de voiture, spontanément, les membres de la famille du créneau horaire d’avant proposent de m’accompagner dans les opérations de pressage et de mise en bouteille. Et pas question d’œuvrer en silence.
« L’objectif était de sauvegarder les vergers haute-tige et de créer une activité pour vivre et travailler sur le territoire. »
Le « faire ensemble » est l’occasion de se rencontrer, d’échanger des conseils sur l’entretien des pommiers, de parler du pays… Une heure après, nous chargeons ensemble mes 140 bouteilles de jus de pommes. (…)






