
Hérissons, blaireaux, crapauds, renards… pour ces animaux, la route est un obstacle souvent fatal. Des solutions existent mais encore faut-il repérer les endroits où les collisions avec les véhicules sont les plus fréquentes. C’est justement l’objectif de « Fauneroute ».
Cette application propose aux Normands de signaler et de localiser un animal, mort ou vivant, repéré sur le macadam. « Ces observations participatives nous permettent de compléter des données recueillies par les différents partenaires de cet outil, pour ensuite conseiller les collectivités et gestionnaires d’infrastructures dans la mise en place de dispositifs de protection. Mais attention, il ne s’agit évidemment pas de s’arrêter au beau milieu de la route pour déposer l’information, alerte Thiphaine Nogues, chargée de mission à l’Agence normande de la biodiversité et du développement durable, mieux vaut le faire de retour chez soi. »
On peut suivre au fil de l’eau, sur une carte de l’application, non seulement les signalements déposés mais aussi ce qui a été déjà aménagé : passages entre jardins et espaces verts à Alençon dans l’Orne, écuroduc à Saint-Loup-Hors dans le Calvados, crapauduc en Seine-Maritime, etc.
Six mois après sa mise en ligne en avril dernier, Fauneroute avait déjà permis de repérer 2200 animaux, principalement des hérissons (509), des blaireaux (346) et des renards (222).






