
En faisant analyser 27 bottes et bouquets de fleurs achetés à l’occasion de la Saint-Valentin et de la fête des Mères en 2025, l’association Agir pour l’environnement a identifié un cocktail de 99 pesticides différents, dont 46 sont interdits ou non autorisés actuellement en France. Parmi ces 46 pesticides incriminés, 6 sont des pesticides de la famille des néonicotinoïdes. Un cocktail qui n’est pas sans risques pour les fleuristes ainsi que les consommateurs.
À la lecture des résultats, Agir pour l’environnement s’inquiète : au sein de ce cocktail toxique, 28 substances pourtant autorisées posent un risque sévère pour la santé humaine et 14 substances également autorisées sont dangereuses pour l’environnement.
Malgré la saisine, en décembre 2024, de l’Agence nationale de sécurité sanitaire et environnementale (ANSES), Agir pour l’environnement estime que l’attentisme perdure, laissant des milliers de fleuristes face à une exposition aux pesticides dont les effets sanitaires ne peuvent plus être écartés. Elle explique comment ces professionnels exercent une activité dans des espaces le plus souvent exigus et mal ventilés, et donc à risque. De même, elle regrette l’absence de la traçabilité obligatoire, l’origine géographique des fleurs demeure trop souvent imprécise. C’est pourquoi elle appelle le gouvernement à agir sans délai afin de protéger les milliers de fleuristes et elle invite les consommateurs à privilégier les fleurs françaises et de saison, en renonçant aux roses de la Saint-Valentin dont certains bouquets peuvent concentrer jusqu’à 35 pesticides différents.
Car son enquête met aussi en évidence que les fleurs françaises et de saison semblent concentrer moins de pesticides que les bouquets importés. Tous les résultats de l’enquête.
La rédaction de Village avait justement consacré un dossier sur le renouveau des fleurs locales. N’hésitez pas à vous y (re)plonger. Le numéro est encore disponible.







