De l’Argentine à la Vendée, en passant par l’Afrique, le parcours d’Analia et Julien Lemaire-Diaz est riche en surprises. En quête d’un lieu où fonder leur famille, c’est à Beauvoir-sur-Mer, non loin du célèbre passage du Gois, qu’une maison et un marais salant ont changé leur vie.
Texte et photos : Audrey Styczen

Il faut quitter la route, s’aventurer sur un petit chemin de terre et parcourir quelques centaines de mètres pour voir apparaître les salines. C’est là, au cœur du Marais breton-vendéen, dans une zone classée Natura 2000, qu’Analia et Julien ont abandonné leur ancienne vie pour cultiver l’or blanc. Pourtant, l’histoire des Salines du Breuil commence bien loin de la Vendée. Le couple se rencontre en Argentine. Elle travaille dans le tourisme, il parcourt le monde en tant qu’ingénieur sur les plateformes pétrolières. Après quelques années de vie à distance, ils s’installent en France. Ils n’imaginent pas encore qu’un marais salant les attend.
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Nantes devient leur point de chute, mais très vite, ils rêvent d’espace et d’air pur. Disposant de ressources suffisantes, ils quittent leurs emplois pour se laisser le temps de trouver leur voie.
Une maison, un marais
« Nous sommes sensibles aux opportunités qu’offre le destin », sourit Julien. Car si leur projet initial est de trouver l’endroit idéal pour fonder leur famille, leur trajectoire dévie lorsqu’ils tombent sous le charme d’une maison de campagne entourée de trois hectares de terres dans la commune de Beauvoir-sur-Mer. Leur propriété nantaise vendue, ils signent le compromis et découvrent qu’ils deviennent également détenteurs d’un marais salant en fermage. (…)







