
Ancienne éleveuse de chevaux, Agnès Le Page s’est tournée vers les alpagas en 2016. À Challans, où elle s’est récemment installée avec son cheptel, elle valorise une fibre rare et naturelle. Une démarche artisanale qui invite à ralentir et à consommer autrement.
Par Audrey Styczen
Ils s’appellent Alpha, Hortensia ou encore Tonka. Tout juste tondus, ils avancent d’un pas hésitant, le regard doux et expressif. Un regard qu’Agnès croise pour la première fois en 2016 et qu’elle n’oubliera jamais. « Quand vous croisez le regard d’un alpaga, vous êtes pris au piège », sourit-elle.
Son fils David, alors étudiant en agriculture, revient d’une visite d’un élevage avec une brochure. Intriguée, Agnès décide d’aller voir ces camélidés originaires des Andes de plus près. Une curiosité qui ne doit rien au hasard. Passionnée d’animaux, elle est attirée très tôt par le monde agricole.
Formée sur le terrain par des professionnels qui lui transmettent leur savoir-faire, elle devient éleveuse de chevaux. « J’ai pris mon baluchon et commencé à voyager très jeune, j’ai appris mon métier comme ça, sur le tas », confie-t-elle. Mais quelques mauvaises chutes de cheval rendent son activité difficile. Refusant d’y renoncer, elle songe à une autre manière de l’exercer, moins éprouvante physiquement.
C’est le début de l’aventure des Alpagas de la Montagne. « J’ai vu beaucoup de similitudes entre l’approche des chevaux et celle des alpagas. La reproduction, la manipulation, le rapport à l’animal… Tout est devenu évident », explique-t-elle. (…)






