
Suppression des aides aux tiers-lieux dans le Projet de loi de finances (PLF) 2026. L’Association Nationale des Tiers-Lieux, l’ANTL alerte sur les conséquences que cette décision fait courir pour 3 500 tiers-lieux et leurs millions d’usagers. 30 000 emplois directs sont menacés ainsi que les 882 millions d’euros de chiffre d’affaires générés par ces lieux, dont 62% sont situés en milieu rural et périurbaines.
L’Association Nationale des Tiers-Lieux (ANTL) dénonce la suppression des aides directes de l’État aux tiers-lieux, actée dans le Projet de Loi de Finances 2026, alors que cette enveloppe budgétaire s’élevait à 13 millions d’euros en 2025.
Cette décision met selon l’association en péril l’équilibre de 3500 tiers-lieux en France, qui emploient 30409 personnes en CDI, hébergent 47 858 structures (entreprises, associations, artisans) et génèrent un chiffre d’affaires annuel de 882 millions d’euros (source : Observatoire des Tiers-Lieux, données 2023).
L’association rappelle à quel point ce réseau est devenu structurant pour beaucoup de territoires. Ces lieux hybrides, aussi divers que les réalités locales, incarnent en effet pour le réseau la proximité, la justice sociale, la culture, la santé, la transition écologique et économique.
Et surtout, 62 % des tiers-lieux sont situés en dehors des métropoles, jouant un rôle clé dans les zones rurales et périurbaines.
L’ANTL en est convaincue, supprimer les aides aux tiers-lieux, c’est “affaiblir les derniers remparts contre la fracture territoriale et la désillusion démocratique, au moment même où les citoyen.ne.s recherchent des solutions concrètes et locales pour retrouver du sens et de l’efficacité dans l’action publique.”
Face à cette urgence, l’association interpelle directement les équipes municipales et les préfectures pour qu’elles fassent des tiers-lieux une priorité d’action publique locale.






