
Née en Pologne, Kinga Kłusak a troqué le cinéma pour la farine et Varsovie pour un village aubois de 250 habitants. À Marnay-sur-Seine, elle a ouvert un fournil qui ne manque pas d’âme.
Par Stéphane Magnoux
A Marnay-sur-Seine, bourgade de 250 habitants aux confins de la Marne et de la Seine-et-Marne, on est loin de la frénésie de Varsovie. C’est pourtant pour ce petit village aubois que Kinga Kłusak a quitté la capitale polonaise en même temps que le monde du 7e art. « Dans le cinéma, j’étais responsable de la production. J’organisais tout pour tout le monde. Dans mon fournil, je développe mes rêves et mon film. Je suis la réalisatrice, la productrice, l’actrice… », lance-t-elle tout en préparant les miches du mercredi.
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Avant de partager l’affiche avec un four à bois, Kinga grandit à Żywiec, près du tripoint entre la Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie. Curieuse du monde, elle voyage pendant un an, parfait son anglais à Leeds, revient en Pologne où elle suit une formation dans le cinéma à Katowice puis à Varsovie. Après quelques années dans le 7e art, la lassitude la gagne mais pas encore au point de changer de vie. Le déclic a lieu fin 2013. « L’une de mes amies est sculptrice. Elle passait de pays en pays. Je l’ai rejointe sur l’une de ses résidences. Le hasard a fait qu’elle était à Marnay-sur-Seine. » Kinga est séduite par l’atmosphère du village. « J’ai trouvé tous ces bâtiments anciens charmants. » Léonard aussi est charmant. Il devient son compagnon et le déclic qui lui manquait. Signe du destin : il a exercé dans l’industrie du cinéma avant de devenir charpentier. (…)

N°169 - SEPTEMBRE/OCTOBRE 2026





