
Dans la Suisse normande, entre collines et forêts, se cache le village de La Pommeraye. Peuplée de 66 habitants, cette commune place la nature et le lien humain au centre de son développement. Encouragés par une jeune équipe municipale, plusieurs projets sont nés autour de ces deux piliers qui dictent le tempo du quotidien.
Texte et photos : Caroline Mignien
Lorsqu’elle s’est installée à La Pommeraye, il y a tout juste huit ans, Sylvie-Jane Courtepied avait dans l’idée de développer un projet en milieu rural mêlant art, nature et culture. Aujourd’hui, elle est écuyère, artiste et fondatrice de la compagnie L’Art est Cabré. Et elle a trouvé son bonheur en reprenant le Théâtre équestre de ce tout petit village niché au creux des collines bocagères du Calvados.
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Depuis son arrivée, plus de 1400 arbres ont été plantés sur le site, transformant progressivement le paysage. Une simple flaque est devenue une mare, refuge pour amphibiens et autres espèces. « La nature n’est pas un décor, elle fait partie du projet. Je suis aussi venu ici pour la qualité de vie qu’offre le village », résume-t-elle.
À l’image du Théâtre équestre, à La Pommeraye, la très grande majorité des projets prennent racine dans le paysage, s’inspirent du relief, du bocage et de la biodiversité environnante. Ils sont qui plus est encouragés par une équipe municipale jeune et dynamique dont la moyenne d’âge, au moment des élections de 2019, était de 36 ans.
Se poser, respirer
Éducateurs sportifs et fondateurs du Camp de base, Camille et Henri James font partie de ces nouveaux habitants arrivés à La Pommeraye pour sa nature environnante. Anciens habitants de Caen, ils connaissaient déjà très bien la Suisse normande, « leur terrain de jeux », avant de s’y installer.
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N°167 - Printemps 2026





