L’art répare

crédit : Rêver tout haut

Par Lucile Vilboux

Ateliers d’écriture, de photographie, de céramique, de musique, de peinture… restitués sous la forme d’expositions, de pièces de théâtre, de livres aux doux noms d’Êtres humaines, Les Emmelées, Empreintes sur le chemin… Depuis sa création en 2018 dans un village de Saône-et-Loire, par Valérie Gaudissart, art-thérapeute et metteuse en scène, l’association « Rêver tout haut » a enchaîné une cinquantaine de projets dans tout le département. «Ruralité rime souvent avec isolement. Je pense notamment à ces jeunes devenus aidants de leurs parents, qui cumulent précarité matérielle et psychique et doivent souvent se débrouiller seuls, sans solutions de mobilité », raconte Marina de Lajudie, coordinatrice de l’association. Destinés à des publics fragilisés par un deuil, un accident, des violences conjugales, un exil… ces moments de médiation les aident à s’exprimer et à se reconstruire.

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Tout est parti d’un premier atelier d’écriture que la fondatrice a animé en 2008 à la maison d’arrêt des femmes de Dijon. Enregistrés, les échanges ont ensuite été interprétés par deux comédiennes. Une révélation pour les détenues. Aujourd’hui, Valérie Gaudissart compte sur un réseau d’une quinzaine d’artistes et d’art-thérapeutes. Parmi les projets à venir, un film photographique sur les transmissions des fermes d’élevage sera présenté en 2027.

www.revertouthaut.fr

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