
Par Lucile Vilboux
Si l’Académie des sciences et de nombreux scientifiques ont constaté le déclin des populations d’insectes, ils peinent par contre à estimer leur abondance en variété et en nombre. C’est pour cette raison que, jusqu’en septembre, le Muséum national d’histoire naturelle propose aux automobilistes de comptabiliser les impacts d’insectes sur leurs plaques d’immatriculation. Il suffit pour cela d’installer l’application Bugs Matter (« les insectes, ça compte » en anglais) et de suivre les consignes.
Lire aussi Insectes : la crise du logement
Au Royaume-Uni et en Irlande, un programme similaire a permis d’analyser plus de 25 000 trajets et de révéler une baisse moyenne de 19 % des traces d’insectes par an depuis 2021, « un signal particulièrement alarmant pour la biodiversité », indique le Muséum qui rappelle l’utilité de ces êtres vivants pour le fonctionnement des écosystèmes : reproduction des plantes à fleurs dont celles que nous consommons, ressource alimentaire pour un grand nombre d’autres espèces ou encore fertilité des sols.

N°168 - Eté 2026





