
En France, hors Guyane, 9 % des sols sont artificialisés, soit un peu plus que la superficie de la région Bourgogne-Franche-Comté. Mais entre les grands centres urbains dont la majorité des surfaces est artificialisée (56 %) et les communes rurales où 6% des sols le sont, c’est le grand écart. C’est ce que nous dévoile l’Insee Première n°2103 qui vient de paraître.
Les auteurs de ce numéro de l’Insee Première nous apprennent également que dans les campagnes, le bâti occupe 18 % des sols artificialisés, 15 points de moins que dans les grands centres urbains (33 %). Le bâti dédié à l’habitat individuel est prédominant (59 % du bâti total), même en zone dense. Le poids du bâti dédié à l’habitat collectif est, quant à lui, d’autant plus grand que la commune est dense, tout comme le bâti dédié aux activités tertiaires (11 % dans les territoires ruraux, contre 27 % du bâti des grands centres urbains).
Le nombre de ménages habitant sur un hectare de bâti collectif est nettement plus élevé dans les grands centres urbains et les centres urbains intermédiaires (respectivement 195 et 124) que dans les autres territoires (seulement 29 dans les communes rurales les moins denses). Les écarts sont plus limités pour un hectare de bâti individuel (entre 17 et 37).
L’Insee Première complet : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8985542

N°167 - Printemps 2026 




