
La France compte neuf espèces de pics. Discrets et craintifs, ils sont difficiles à observer. Mais au printemps, ils tambourinent à tout va sur les arbres ! C’est le meilleur moment pour les repérer et apprendre à les distinguer.
Par Stéphane Perraud
« La faune sauvage nous voit bien avant qu’on puisse l’observer. C’est encore plus vrai avec les pics, qui aiment se cacher derrière les troncs à notre approche. Mais au printemps, ils passent beaucoup de temps à frapper l’écorce des arbres avec leur bec. On peut alors facilement déceler leur présence », témoigne Jean-Michel Béliard, ornithologue au sein de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et bagueur pour le compte du Muséum d’histoire naturelle. « Plusieurs raisons à cela : ils communiquent avec leurs congénères et marquent ainsi leur territoire ; ils cherchent de la nourriture sous l’écorce ; et ils creusent des trous pour former leur nid. Ils sont hyper actifs à cette saison ! On compte 240 espèces de picidés dans le monde, dont neuf en France qui vivent principalement dans les forêts ou les petits bois. »
Martèlement et tambourinage
Précision importante, tous les pics s’adonnent au martèlement, mais tous ne tambourinent pas. S’ils martèlent les troncs tout au long de l’année, c’est d’abord pour chercher leur nourriture. Leurs coups de bec permettent de localiser les insectes, grâce aux sonorités renvoyées par l’écorce en fonction de ce qui se trouve dessous (fourmis, larves, tunnels). Au début du printemps, ils vont aussi forer leur loge avec leur bec en vue de la nidification. (…)
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