
Salariée d’une entreprise de restauration du patrimoine, Amélie Sanson confectionne depuis 2020 des bijoux en crin de cheval. L’occasion pour elle de renforcer ses liens avec le monde équestre qu’elle affectionne depuis son enfance.
Par Lucile Vilboux
Il faut quitter la vallée de la Risle, où se niche le village de Saint-Philbert-sur-Risle (Eure), traverser un petit massif forestier pour enfin atteindre la maison en bois et paille qu’Amélie Sanson a construite en 2017 avec son compagnon. Au cœur de ce hameau, ils ont trouvé un havre de nature dont profitent leurs animaux: un chien, quatre chats, deux chevaux ainsi que des poules et des chèvres qui entretiennent la parcelle.
« Au départ, c’était un passe-temps, mais avec le temps, c’est devenu un complément de revenu », lance la bijoutière normande, devant les longs crins de toutes les couleurs accrochés à la solive.
À l’étage de l’habitation, Amélie s’installe devant sa longue table en bois et aussitôt, à l’aide de pinces et d’autres petits outils, elle débute le tressage d’un bracelet avec les crins du cheval d’un client.
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Amélie teste et perfectionne alors ses techniques selon les types de crin, leurs couleurs, leur texture… Un an plus tard, son autoentreprise, Rêves en Crins, voit le jour. Elle travaille le soir et parfois le week-end sur des évènements puisqu’elle conserve son plein-temps salarié dans la restauration du patrimoine. (…)






