
Au départ, c’est une petite fête familiale qui accueille plus de monde que prévu. À la fin, ça donne Woodsocx, un festival rock foulé par 3000 personnes l’an dernier dans un village du Nord. Qui a mis le feu à cette poudre en pleine campagne? Alex Detammaecker.
Et son objectif est simple : allumer des amplis pour rassembler les gens.
Par Arnaud Stoerkler
Le maire de Socx (Nord), petite bourgade de 950 âmes, a décalé ses vacances au mois d’août cette année. Parce qu’en juillet, il y a Woodsocx.
« Mes voisins font pareil. Dans le village, c’est devenu un événement à ne pas louper », justifie l’élu de cette commune proche de Dunkerque, posée au milieu des Flandres françaises. Il faut dire que l’an dernier, ce festival rock a tout tabassé pour fêter ses dix ans : 3000 personnes venues de la campagne environnante – et même de la Belgique toute proche – y ont mélangé leurs âges et leurs énergies devant Cachemire, un groupe de rock français passé par le brûlant Hellfest, ou encore Knuckle Head, un duo de dark-country aussi bruyant et impétueux qu’une charge de bisons.
Lire aussi L’underground du Causse
Le pire, dans tout ça ? Certains ne sont même pas venus pour la musique. Simplement parce que l’événement est « magique et convivial », qu’il « permet de passer de bons moments », confie Charles, un habitant du coin. Plutôt pas mal pour une fête lancée dans l’intimité d’un jardin, sans chichi, comme l’indique le nom de l’association qui l’organise (Hidden Socx, pour le « Socx caché »).(…)

N°168 - Eté 2026





