La hausse des carburants booste-t-elle la fréquentation vélo hors des villes ?

Sur les quatre premiers mois de 2026, la fréquentation vélo à l’échelle nationale a progressé de 5 %. Dans le même temps, elle a augmenté de 9 % dans les territoires ruraux et intermédiaires contre 4 % en zones urbaines denses.

Ces données, issues du 1er bulletin de l’année édité par le Réseau vélo et marche, via les données de la Plateforme nationale des fréquentations (PNF) montre une surprenante coïncidence : la progression est plus élevée en mars et en avril, pendant la période des fortes hausses de prix de carburant. Elle est particulièrement forte dans les territoires moins denses, là où les distances sont les plus longues et où la dépendance à la voiture reste structurelle.

Le vélo, une solution contre l’inflation ?

Le Réseau vélo et marche, comme la FUB (Fédération française des usagères et usagers de la bicyclette) , demandent au gouvernement d’intégrer pleinement le développement du vélo dans les réponses à la crise du coût de la mobilité.
Subventionner l’essence reste pour eux une réponse conjoncturelle ; investir dans les infrastructures cyclables et la marche, une réponse structurelle. “Les données de fréquentation montrent que les usagers, eux, n’attendent pas : quand le carburant devient trop cher, une partie d’entre eux pédale. Reste à leur en donner les conditions (aménagements, continuité des itinéraires, sécurité) pour que ce report s’installe durablement au-delà des week-ends ensoleillés de printemps” clame le Réseau vélo et marche.

Pour explorer les données du bulletin, cliquez ici ainsi que les données du bulletin dans le tableau de bord interactif.

et découvrir le dossier du magazine Village de cet été, consacré à la petite reine, c’est par ici.