
Longtemps l’apanage des grandes métropoles, les politiques d’adaptation aux fortes chaleurs se développent de plus en plus dans les territoires ruraux. Face à la hausse des températures et à la multiplication des épisodes caniculaires, des villages misent sur la rénovation thermique, la végétalisation des espaces publics ou la densification douce d’un tissu pavillonnaire particulièrement vulnérable au réchauffement climatique. Enquête.
Par Axel Puig
Le 11 août 2025, au plus fort de l’après midi, le mercure a grimpé jusqu’à 42°C dans le département du Gers. Une température à ne pas mettre un pied dehors. Si l’on en croit les prévisions climatiques, de tels épisodes caniculaires se répéteront de plus en plus souvent, mettant à mal l’habitabilité du territoire et la santé des habitants. Selon Météo France, le nombre de jours de vagues de chaleur devrait en effet être multiplié par cinq en 2050.
«Au départ, nous avons pensé ces aménagements pour embellir le village. Mais ils ont aussi permis de baisser la température de 3 à 4°C.»
À Lagraulet-du-Gers, village gascon engagé depuis une vingtaine d’années dans la transition écologique, le maire Nicolas Méliet n’a pas attendu ces sombres perspectives pour agir. Dans sa commune, la placette de la mairie a été enherbée, tout comme une ruelle adjacente. Quant au restaurant, il a été doté d’une terrasse ombragée, construite en bois.
Au-delà du cœur du bourg, la municipalité a aussi misé sur la nature. À quelques encablures de la mairie, une route ombragée mène au lotissement communal de l’Argenté. Depuis l’allée centrale, on distingue à peine les maisons dissimulées derrière les haies. (…)
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