En France, on ne recense que 35 femmes maires rurales de moins de 30 ans, soit 0,1 % de l’ensemble des édiles de l’Hexagone ! Ces dernières ont fait l’objet d’un projet de recherche mené dans le cadre de la « Caravane des ruralités».
Le document (1) révèle la difficile conciliation entre leur vie publique, leur vie professionnelle et familiale ainsi que la persistance de comportements sexistes ou liés à leur jeune âge auxquels elles doivent faire face. Mais on apprend aussi, notamment à travers trois portraits développés parmi les douze femmes interrogées, que l’attachement pour leur territoire et le soutien de leurs proches nourrissent leur engagement.
Être jeune à la campagne, c’est aussi devoir quitter plus tôt ses parents, généralement pour poursuivre ses études. L’Insee montre ainsi (2) que 25 % de jeunes ruraux de 17 ans ont quitté le domicile parental, contre seulement 4% de ceux ayant grandi dans une zone urbaine dense.
Une enquête (3) de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev) révèle d’ailleurs que devoir quitter son lieu de vie est une contrainte pour 17% des jeunes ruraux contre seulement 9% pour leurs homologues citadins. La mobilité reste donc toujours un problème à la campagne. 87% des jeunes urbains déclarent qu’il est facile pour eux de se déplacer contre 55% des jeunes ruraux.
Liens vers les études :
1) Celles qui ouvrent la voie. Jeunes femmes et maires en ruralité : moteurs et freins de l’engagement. EPAU, Programme «Caravane des ruralités », sept. 2025, 52 p.
2) Insee Focus, n° 358, sept. 2025. www.insee.fr
3) Jeunesses populaires rurales et urbaines: même combat face aux inégalités éducatives?,
Sept. 2025,42 p.

N°166 - Hiver 2025 





